Les meilleures choses à faire à Saint-Malo, la cité des pirates

Les meilleures choses à faire à Saint-Malo, la cité des pirates
Les meilleures choses à faire à Saint-Malo, la cité des pirates

Saint-Malo est une ville fortifiée située en Bretagne, en France. C’est une ville de corsaires (pirates) pleine d’histoire.

Elle est très pittoresque et certainement un must lors de votre voyage au Mont St Michel et à travers le nord de la France, la Bretagne et la Normandie.

Comment visiter Saint-Malo ?

Il faut faire deux visites à Saint-Malo, une par la muraille et une autre en se promenant dans le centre historique.

Le centre historique de Saint-Malo est entouré d’un grand mur de granit et possède plusieurs accès pour apprécier la ville d’en haut. Dans ce billet, je vais vous parler de la visite du mur et d’autres infos intéressantes. C’est parti !

Meilleures choses à faire à Saint-Malo : La Cité Pirate

Le mur de Saint-Malo

La muraille de Saint-Malo entoure le centre historique de la ville. Elle a été construite à deux époques différentes, la première entre le Moyen Âge et le XVIIe siècle, et l’expansion a eu lieu au XVIIIe siècle.

Du mur d’origine, il ne reste qu’une partie sur le côté ouest de la ville (entre la tour Bidouane et Holland Strongmany) et date d’environ 1145.

La Grande Porte et une partie du château faisaient partie du mur d’origine ; ces vestiges sont visibles sur le côté sud de la place Vauban.

Le château de Saint-Malo

Le château est situé à l’entrée du village, bien qu’il soit séparé de la muraille. Il abrite actuellement l’hôtel de ville et le musée municipal de Saint-Malo.

La tour est soutenue par une partie de la muraille du XIVe siècle. On peut accéder aux tourelles par le musée.

Les ducs de Bretagne, en 1424, ont construit ce château. Les tours du château ont été construites à différentes époques ; la plus connue est la tour de Quic-en-Grogne qui est différente et plus haute que les trois autres et dont la construction a été ordonnée par Anne de Bretagne.

De la porte Saint-Thomas à la tour Bidouane

La porte Saint-Thomas a été construite entre 1737 et 1742. Elle offre une belle vue sur la plage de « L’Eventail » et conserve des éléments originaux.

Si vous montez les escaliers, vous atteindrez un point de vue d’où vous pourrez voir toute la baie jusqu’à la « Pointe de la Varde ».

Devant, sur une petite île, vous verrez le Fort National de 1689, auquel vous pouvez accéder à pied lorsque la marée est basse.

En ce moment, vous êtes sur le mur de Saint-Malo ; si vous continuez à marcher à travers celui-ci, vous atteindrez le Fort à la Reine, dont la construction a commencé en 1758.

A ses pieds se trouve l’endroit où la machine infernale a explosé en 1693.

La machine infernale était un navire envoyé par les Anglais, rempli de poudre à canon et d’éclats d’obus, et son but était de s’écraser contre le mur de la tour Bidouane pour détruire la ville.

D’ici, vous pouvez voir où repose l’écrivain Chateaubriand.

Il faut s’imaginer qu’à cette époque, novembre 1693, les pirates de St Malo et ceux de Dunkerque interceptent depuis 8 ans les navires anglais, plus de 160 navires coulés.

Il est vrai que les corsaires étaient régis par des règles militaires et n’agissaient qu’en temps de guerre, mais pour les Anglais, St Malo n’était pas une cité corsaire mais un nid de guêpes qu’il fallait éliminer.

À cette époque, les Français affrontaient la ligue des Habsbourg dirigée par le prince d’Orange, le futur roi d’Angleterre.

Tout un front de pays européens s’était allié contre Louis XIV, roi de France, car la France avait été hostile aux Espagnols, aux Hollandais et aux protestants en général. La politique de Louis XIV génère donc de nombreuses tensions.

Le Prince d’Orange a secrètement élaboré dans la Tour de Londres un plan pour détruire St Malo, et le centre de ce plan était un navire préparé pour ne pas être détecté la nuit. Ils l’ont donc peint entièrement en noir, et ses bougies étaient noires.

Ils l’ont conçu pour avoir un très faible tirant d’eau, moins de 7 pieds qui sont environ deux mètres, ce qui lui permettait d’atteindre le mur, plus précisément la tour Bidouane, puisque c’est cette tour qui servait de salle d’eau.

Ils ont rempli le navire de poudre à canon et de shrapnel pour le faire exploser lorsqu’il s’est écrasé contre la tour et mettre le feu à toute la ville.

Dans la nuit du 29 novembre 1693, les Anglais lancent le navire « la machine infernale » contre les côtes de St Malo, ils arrivent sans encombre et sans être vus jusqu’à une cinquantaine de pas du mur, soit environ 40 mètres.

Et à ce moment-là, un vent fort qui venait du début de l’ouest a poussé le navire contre les rochers qui ont été gagnés après cet événement a été le surnom des rochers anglais.

Le navire s’est échoué, et la coque s’est brisée au fond. Elle commença à entrer dans l’eau et à mouiller la poudre à canon qui se trouvait dans les caves, si bien que l’ingénieur qui dirigeait le navire décida d’y mettre le feu juste là, mais l’effet fut beaucoup moins dévastateur que celui pour lequel le navire avait été conçu.

Peut-être que si vous allez dans les rochers des Anglais, vous pouvez encore trouver quelques restes d’éclats d’obus.

D’ici, vous pouvez voir l’île du Grand Bé et la visiter si la marée est basse. Sur cette île, il y a un fort, et c’est aussi l’endroit où l’écrivain Chateaubriand se repose et loin, et au fond, un peu à droite, vous pouvez voir le fort de la conchée qui faisait partie de la première défense contre les éventuelles invasions par la mer.

Vous continuerez à marcher le long d’un tronçon datant de 1855-1864 ; ce tronçon est appelé Château Gaillard en l’honneur du premier château de St Malo du XIVe siècle. Vous y verrez la statue de Surcouf, le roi des corsaires, et la maison de Québec.

De la Tour Bidouane au Bastion de la Hollande

La tour Bidouane est une tour en forme de fer à cheval datant du XVe siècle. Ici commence la partie la plus ancienne de la muraille, appelée « petits-murs ».

D’en haut, vous avez l’une des meilleures vues de la côte depuis la muraille. Elle s’étend de la Pointe de la Varde au Cap Fréhel, et si vous regardez en arrière, vous verrez la Tour de la Cathédrale.

Continuez à marcher, et vous verrez les « Cavaliers des Champs Vauverts », construit en 1564 comme un moulage de pièces d’artillerie.

Aujourd’hui, c’est un jardin public, la tour de la cathédrale Notre-Dame, et la plage de Bon Secours, où se trouve la porte des Bés. En outre, et tout près, il y a une maison du XVIe siècle qui servait de remise de surveillance.

Comme nous l’avons déjà dit, en face, vous verrez l’îlot du Grand Bé, où Chateaubriand est enterré, et un deuxième îlot avec un fort du XVIIe siècle, que l’on peut atteindre à pied à marée basse.

En revanche, à marée haute, il est isolé.

Soyez prudent si vous décidez d’y aller ; plusieurs affiches préviennent que si vous êtes surpris par la marée sur l’îlot, vous serez isolé, mais mieux vaut cela que si elle vous surprend en revenant ! Malheureusement, il y a déjà plusieurs personnes qui se sont noyées !

Par l’ancienne muraille, vous atteindrez le Bastion de Hollande de 1674. Vous y trouverez la Porte de Saint-Pierre et les anciens Chiens du Guet.

L’expression chiens du guet signifie les chiens de garde. Il s’agissait d’un troupeau de chiens gardant l’entrée des murailles la nuit. Il a été créé en 1155 et a fonctionné jusqu’en 1770.

On le gardait chez tous les voisins, et en fait, on institua un impôt appelé droit de meute des chiens. Les chiens sont lâchés la nuit et au couvre-feu pour protéger et dissuader les voleurs ou les envahisseurs.

Cependant, dans la nuit du 7 mars 1770, le troupeau tue et mange un officier de marine qui avait tenté d’escalader le mur. À la suite de cet accident, le maire décide de faire abattre les chiens en les empoisonnant.

En leur mémoire se trouve la place des Chiens du guet dans laquelle se trouve l’hôtel restaurant du même nom.

Du Bastion de la Hollande à la Grande Porte

Depuis le Bastion de Hollande, on a un beau panorama sur l’estuaire de la Rance jusqu’au Cap Fréhel.

On peut voir un autre fort construit par Garangeau sur l’île Harbour, qui se trouve en face de Dinard, une autre ville super pittoresque qu’il faut visiter avant ou après St Malo.

Vous y verrez des canyons du 18ème siècle et la statue de Jacques Cartier, qui a découvert l’estuaire du Saint Laurent et qui a pris possession du Canada en 1534.

Si nous continuons à marcher le long des remparts, nous verrons des tronçons du début du XVIIIe siècle, quelque chose de plus moderne, et la plage du Môle, qui est celle qui protège le port.

Un peu plus loin, nous verrons les maisons des pirates, parmi lesquelles celle du célèbre Robert Surcouf, à l’intérieur juste en face de la Porte de Dinan.

De la Grande Porte à la Porte Saint-Vincent

Nous terminons déjà la visite des remparts de St Malo. La Grande Porte, qui faisait partie de la cité médiévale et à laquelle on accédait par bateau, est la plus ancienne porte de la ville. Elle est défendue par deux énormes tours, qui ont été restaurées à la fin du XVIe siècle.

Au-dessus de la porte, vous verrez une copie d’une statue de la vierge du XVe siècle. L’original se trouve dans la cathédrale.

Depuis la passerelle, vous aurez une vue en perspective sur la « Grand Rue » et le clocher de la cathédrale Saint-Vincent.

En 1661, il y eut un incendie dévastateur dans la Grand Rue (la rue principale de Saint-Malo)

La porte de Saint-Vincent est devenue l’accès principal de Saint-Malo. On y voit les armoiries de la Bretagne et une inscription qui dit « Potius quam foedari » qui se traduit par mieux vaut la mort que le déshonneur.

Curiosités de Saint-Malo

  • Le drapeau de Saint-Malo est bleu avec une croix blanche et un carré rouge, où l’on peut voir une hermine. Ce drapeau rappelle les privilèges de cette ville lorsqu’elle était autonome entre 1590 et 1594.
  • Elle était une république indépendante de la Bretagne et de la France entre 1590 et 1594.
  • Cité des corsaires, c’est-à-dire une cité de pirates autorisée par le roi de France. On peut voir leurs maisons et la statue de Surcouf.
  • Jacques Cartier, qui découvrit l’estuaire du Saint-Laurent et prit possession du Canada en 1534, est né à Saint-Malo en 1491. Sa statue se trouve dans le Bastion de la Hollande.
  • Sur l’île qui abrite aujourd’hui le port des Sablons se trouve le fort Alet qui est en fait le premier centre urbain avant la fondation de Saint-Malo au XIIe siècle.

Où dormir à Saint-Malo ?

Si vous voulez rester pour dormir à Saint-Malo, il existe des hébergements dans les murs de la ville ou hors des murs de la ville.

Évidemment, dans la partie la plus ancienne de la ville, les hôtels sont plus chers et s’épuisent plus vite, surtout le week-end. Pour visiter Saint-Malo et ses environs, pensez à louer une voiture avec Roadstr.fr.